STÉPHANE MBIA : “CELA REMONTE À 10 ANS, C’EST INCROYABLE”

Ce dimanche, le Paris SG accueille l’Olympique de Marseille pour l’affiche de la 3e journée de Ligue 1. Et pour la première fois depuis quelques saisons maintenant, le rapport de forces semble plutôt équilibré, les Parisiens étant privés de nombreux éléments testés récemment positifs au Covid-19. Rarement les Phocéens auront été, sur le papier, autant en mesure de retrouver le goût de la victoire sur la pelouse du Parc des Princes. Une sensation qu’ils n’ont plus connue depuis le 28 février 2010 et un succès (0-3). Stéphane Mbia évoluait en défense centrale ce soir-là, aux côtés de Souleymane Diawara. Pour Foot Mercato, l’ancien Rennais se souvient.

«Un Clasico, c’est toujours particulier, encore plus à l’extérieur… La sensation n’est pas facile à décrire, mais nous étions fiers pour nos supporters, pour le club et pour tout le peuple marseillais. Il ne pouvait rien nous arriver sur ce match. C’est d’ailleurs ce que l’on a ressenti un peu tout au long de la saison. C’était juste énorme, cette année-là, nous étions vraiment très costauds… Ce groupe dégageait une force incroyable, nous étions tous prêts à aller à la guerre. On s’est senti monter en puissance tout au long de la saison, nous avions une grosse confiance en nous. Ce groupe dégageait beaucoup de sérénité. Ce match face au PSG était en février, le moment où il faut être prêt à attaquer le sprint final. Nous l’étions !», nous a-t-il lancé.

L’accueil houleux à Gaby Heinze

Le Camerounais, aujourd’hui au Shanghaï Shenhua, s’est aussi souvenu de l’accueil du public parisien réservé à Gabriel Heinze, ancien de la maison passé chez l’ennemi. «Nous nous y attendions, Gaby savait qu’il allait y avoir le droit… Mais c’est certain que pour un compétiteur comme lui, ce genre de choses te rebooste, te donne envie de te dépasser. Pareil pour nous, quand l’un de vos coéquipiers est attaqué, vous n’avez qu’une envie, le défendre et faire taire ses détracteurs», nous a-t-il rappelé, se souvenant d’une «grosse performance» face à Claude Makelele, Ludovic Giuly, Guillaume Hoarau & co avec «Mandanda, Diawara, Heinze, Ben Arfa, Lucho, Niang. Du lourd aussi !».

Une démonstration qui avait donc mis les Ciel-et-Blanc de Didier Deschamps sur la voix du titre de champion de France, le dernier en date au palmarès olympien. Une épopée marquante, évidemment, pour le Lion Indomptable, vainqueur de deux Ligues Europa en 2014 et 2015. «Oui bien sûr, nous sommes liés à vie ! Nous avons vécu quelque chose d’extraordinaire ensemble ! Je discute souvent avec Souley, Mamad, Kabo ! Avec les réseaux sociaux, facile de ne pas se perdre de vue», nous a-t-il indiqué, espérant que l’OM cuvée 2020/21 parviendra à mettre fin à la malédiction.

L’efficacité diabolique de l’OM d’AVB

«C’est la dernière victoire face au PSG au Parc des Princes, cela remonte à 10 ans, c’est incroyable ! Il faut mettre fin à cela ! Très honnêtement non, je ne m’attendais pas à ce que ça dure aussi longtemps ! C’est beaucoup trop long…», nous a-t-il confié, livrant sa recette pour bien préparer l’événement. «Bien sûr, c’est un match à part. Pas besoin de grands discours, chacun est regonflé à bloc ! Pour un Classique, la motivation est naturellement là, il faut juste savoir la maîtriser», nous a-t-il expliqué, soulignant que le réalisme des hommes d’André Villas-Boas pouvait être une arme fatale pour ce dimanche.

«L’OM version AVB, c’est diaboliquement efficace. Le jeu proposé n’est pas toujours flamboyant, mais, à l’arrivée, l’OM s’est qualifié pour la Ligue des Champions, c’est le principal ! Le plus important, ce sont les résultats. Je pense que, ce dimanche, c’est une énorme opportunité de mettre fin à cette interminable mauvaise série», nous a-t-il assuré, toujours supporter marseillais dans l’âme. À l’OM de jouer pour offrir un joli cadeau à Stéphane Mbia !

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