STADE D’OLEMBE : LA SONNETTE D’ALARME

Un nouveau rebondissement dans l’affaire du marché de construction du complexe sportif d’Olembé est inévitable. Des sources proches du projet évoquent un retour imminent des italiens de Piccini dont le contrat a été abusivement rompu le 29 novembre 2019 par le ministre des sports. Ce serait la conséquence de la défaillance chronique de la société canadienne Magil qui a repris les travaux.

En effet, depuis que Magil a pris les choses en main, aucune avancée n’est palpable. Certains efforts consentis par Piccini seraient même annihilés par les repreneurs selon une source proche du chantier. “Le chantier est au point mort. Aucune passation de marché  n’a été effectuée entre la société Gruppo PICCINI et la société MAGIL Construction Corporation. Les personnels expatriés et camerounais de Gruppo PICCINI ont été interdits d’accès au chantier. Les matériaux et équipements de PICCINI, de ses sous-traitants et de ses partenaires sont restés sans garde. Les vols, la destruction des édifices (aires de jeux, constructions définitives) sont légions. On constate que MAGIL n’a aucune compétence technique, aucune maîtrise d’œuvre , aucun engin en sa possession, ni aucun financement disponible pour démarrer les travaux. On assiste sans réaction du Ministre des Sports au vol du matériel et équipements appartenant à l’État par MAGIL Construction ainsi qu’au vol des conteneurs appartenant à Gruppo PICCINI. On assiste à ce va-et-vient, de nuit comme de jour. Les multiples plaintes et alertes du Grouppo PICCINI sont restées sans effet.” Martèle notre source.

Cette sonnette d’alarme avait déjà été pourtant tirée récemment par Makonnen Asmaron le président de l’entreprise italienne via une correspondance adressée au chef de l’État, Paul Biya. « … La situation est grave. Au-delà des menaces et des insultes à l’endroit de mes équipes, le 27 janvier [2020], mes collaborateurs ont été tenus en otage à Yaoundé sur les instructions du gouverneur de Yaoundé qui a décidé sans respect des règles de droit élémentaires de saisir les machines et le matériel de ma société (qui s’élève à plusieurs millions d’euros) pour le mettre à disposition de la société canadienne Magil… J’ai dû saisir l’ambassade d’Italie pour protéger les actifs Piccini.

Excellence, je vous sais être un homme juste, de paix et de principe, n’adhérant pas à ce type d’abus et de violation de la sécurité humaine. C’est pourquoi je souhaiterais que vous ayez l’obligeance de m’indiquer si ces actes ont été posés en accord avec la présidence ou non, mais plus que tout, excellence, je vous prie de prendre des mesures afin que la sécurité des personnes et des biens soit respectée », avait-t-il écrit.

Voilà qui fait planer davantage la menace sur la CAN 2021 dont l’un des stades retenus est le complexe sportif d’olembe.

Par Pape Cardin

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