RICHARD TOWA : “ON ATTEND LE TERRAIN”

A quelques jours de son premier match de la saison contre Feutcheu FC, l’Union Sportive de Douala est quand même prête. En effet, si l’on s’en tient aux déclarations de son entraineur Richard Towa.

 

Quel est votre sentiment après la reprise du championnat ? 

 

C’est une nouvelle qui va dans le bon sens puisque depuis les gamins n’ont pas pu jouer et ça a a été très difficile pour eux et même pour l’encadrement technique qui ne savait pas dans quelle filière il fallait travailler. Aujourd’hui, on peut au moins être situé sur la date mais ça ne nous garantit aucune bonne préparation parce qu’une bonne préparation se fait avec des détails bien précis. Mais qu’à cela ne tienne il est question que ce championnat reprenne et au fur et à mesure, on va peaufiner les choses dans le bon sens pour retrouver le niveau d’un football intense. Pour le moment, les premières journées seront difficiles pour certaines équipes. A cet effet, on doit préserver les jeunes pour les blessures, car c’est dangereux lorsqu’on n’a pas eu une préparation adéquate pour aborder le championnat. C’est vrai qu’on n’a pas beaucoup de choix, on est obligé de s’y adapter.

 

 

Comment vous vous êtes préparés pour cette reprise ?

 

Pendant le CHAN, on a dû faire un break avec les jeunes mais on leur a donné un programme de travail. Mais vous savez que ce qu’on fait individuellement ne vaut pas le travail collectif. On a repris le 12 février tout en remarquant qu’ils n’ont pas tout perdu. On a néanmoins constaté qu’il y avait beaucoup de difficultés à la reprise à pouvoir assimiler les mouvements comme il se devait, et aujourd’hui après une dizaine de jours d’entraînement ils retrouvent progressivement un certain niveau qu’on va améliorer au fil des jours. Lorsque que vous faites deux à trois semaines sans travailler en collectif, vous êtes obligés de tout recommencer et ce n’est pas évident.

 

 

Vous commencez votre saison à l’extérieur contre Feutcheu FC. C’est idéal ou pas ?

 

On n’a pas à choisir là où on va jouer. C’est un match face à une équipe que je connais bien pour y avoir été. Ce sera un match difficile non pas seulement pour nous, mais pour eux aussi. Il est à souligner que cette équipe n’avait jamais arrêté de s’entraîner. C’est fabuleux de savoir qu’ils ont continué à travailler malgré toutes ces interruptions. Nous sommes conscients de la difficulté de ce type de rencontre. On doit tout faire pour avoir un bon résultat là-bas. Ca va galvaniser nos joueurs sur le plan psychologique et mental pour les prochains matchs.

 

 

Et administrativement… 

 

L’Union de Douala est une équipe qui est à l’écoute des difficultés de ces jeunes. L’équipe a été bien ménagée pendant le confinement et il n’y a pas grand-chose à se plaindre. On a également été regardant sur le plan sanitaire avec cette pandémie covid-19 et l’encadrement des jeunes pour qu’ils ne soient pas infectés. On fait avec des tests toutes les deux semaines. Ce qui nous assure qu’ils n’auront pas de difficultés sur le plan physique. Administrativement, les joueurs ont leurs licences, c’est ça le plus important. On n’attend plus que le terrain pour voir ce qui va se passer.

 

 

Comment appréciez-vous le fait que le championnat se joue avec deux poules ?

 

Un championnat à deux poules se joue en un laps de temps. Dans notre poule, nous sommes 11 donc on va jouer 10 matchs en aller et 10 en retour, alors qu’un championnat à 18 c’est 34 matchs au total. Au regard de la situation actuelle, on n’a pas d’autre choix que de jouer même si c’est avec deux poules question de prendre le rythme et les choses vont s’améliorer. Un championnat à deux poules n’est tout de même pas évident car ça va très vite. Dès que vous commencez avec un mauvais résultat, vous n’avez pas beaucoup de temps pour vous rattraper. Après trois ou quatre matchs, si vous n’êtes pas bien situés ça devient très difficile. Il faut bien se préparer pour faire une bonne phase aller et au retour essayer de ménager votre équipe.

 

 

Quelles sont vos ambitions cette saison ?

 

Nous avons une équipe qui est faite jeune. C’est une philosophie avec laquelle j’ai toujours voulu travailler et cette idéologie est la même que celle de l’administration de l’Union de Douala. Vous découvrirez des jeunes qui pour la plupart n’ont jamais disputé un championnat de première division et en adepte du football jeune, je n’ai pas besoin de leur mettre une grosse pression. Néanmoins, ils ont la capacité de faire un bon championnat et nous sommes là pour promouvoir leur talent afin que d’ici quelques années ce soit une bonne pépinière pour l’USD. Si on travaille dans une équipe sans avoir un projet, ça devient très compliqué puisque chaque année il va falloir faire un turnover dans l’effectif. On a eu à surclasser certains jeunes de l’académie de l’Union qui ont du talent même s’ils ont peut-être un problème de force, ceci va se développer au fur et à mesure. Dans un avenir très proche, ce travail permettra à l’USD de travailler sur le plan économique sans toutefois aller chercher beaucoup de joueurs à l’extérieur. Donc pour nous, l’essentiel c’est faire un bon championnat, donner la visibilité à ces jeunes et ne pas être ridicule pour commencer à lutter contre la relégation comme cela a été la cas les années antérieures. Après, jouer le haut du tableau sera la cerise sur le gâteau.

 

Par Sylvain KWAMBI 

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