NBA : JOEL EMBIID, C’EST INQUIÉTANT

A 26 ans, Joel Embiid a régressé au niveau statistique cette saison, dans une équipe de Philadelphia qui déçoit. Le pivot camerounais aurait-il déjà atteint ses limites ?

On l’avait quitté en larmes la saison passée, après l’élimination de Philadelphia au Match 7 des demi-finales de Conférence contre Toronto, sur ce tir désormais légendaire de Kawhi Leonard. Après le match, son coach Brett Brown, avait promis : « Aussi douloureux cela puisse être à l’heure actuelle, ça va l’aider. Tout ce qui s’accumule va lui permettre, un jour, d’être capable de devenir champion. » Un jour, peut-être, mais sans doute pas cette saison.

Joel Embiid, à 26 ans, n’a pas encore franchi le cap qui lui permettrait d’être dans la discussion pour être MVP ou ne serait-ce que défenseur de l’année. Cette saison, le pivot camerounais signe de moins bonnes statistiques que la saison passée, dans une équipe des 76ers qui déçoit, avec seulement une sixième place de la Conférence Est (39v-26d). Embiid tourne à 23,4 points, 11,8 rebonds et 3,1 passes de moyenne en 44 matchs, contre 27,5 points, 13,6 rebonds et 3,7 passes la saison dernière (64 matchs). On notera toutefois que cette saison, le n°3 de la draft 2014 (derrière Andrew Wiggins et Jabari Parker) joue 3,5 minutes en moyenne de moins.

Le pivot ayant été très souvent blessé pendant ses premières années NBA, son coach a décidé de l’économiser. Il a pourtant déjà manqué 21 matchs (dont 9 en janvier après une blessure à la main gauche et 5 avant la suspension de la saison pour une blessure à l’épaule gauche).

L’entente Embiid – Simmons, la clé pour les 76ers

Joel Embiid reste fragile physiquement et Philadelphia a perdu 10 des 24 matchs où il était absent. Gros préjudice. Cette saison, alors que les 76ers étaient clairement annoncés comme les rivaux des Bucks à l’Est, ils vont d’abord devoir se battre pour jouer un premier tour de play-offs à domicile (si la saison reprend normalement, bien sûr). La stratégie de vouloir « jouer grand » avec l’arrivée d’Al Horford et Josh Richardson l’été dernier ne fonctionne pas bien.

Moins bien entourés que l’an passé, Joel Embiid et Ben Simmons, qui s’entendaient si bien sur le parquet, ont désormais tendance à se marcher sur les pieds et n’arrivent pas à être très bons en même temps. Le meneur (ou ailier) australien ne tire jamais longue distance et vient donc marcher sur les plates-bandes du pivot camerounais, qui tente moins de tirs à 3 points que la saison passée mais se montre plus efficace (34,8%). Joel Embiid reste tout de même le meilleur marqueur et le meilleur rebondeur de l’équipe et a même connu un pic à 49 points contre Atlanta en février, après avoir disputé son troisième All Star Game d’affilée.

Le pivot camerounais demeure un joueur dominant de la Ligue, mais il n’a pas encore réussi un être le « franchise player » qui emmènera les 76ers en Finales NBA. La phase de « Process » est terminée, il faut désormais voir plus haut. « Joel et Ben gagneront un titre ensemble » assurait Brett Brown il y a peu. Au vu de cette saison, on peut en douter, mais les deux joueurs sont encore jeunes.

Source beIN Sports

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