LIONS CADETS : THOMAS LIBIIH, L’ART D’AVOIR LES COUILLES

Le feuilleton des binationaux dans la tanière des lions cadets fait davantage découvrir la force de caractère de Thomas Libiih. Un homme discret, mais qui, soyez en sûr, ne se laisse pas marcher dessus.

Quand il jouait au foot, son style était guerrier, il ne reculait jamais face à un duel. Il taclait avec vigueur, mettait sa tête avec courage, jouait des épaules avec virilité et ne se laissait désarçonner par rien. Des couilles, des couilles, et encore des couilles. Il en avait à profusion au  point d’en offrir à ses coéquipiers. Plusieurs décennies se sont empilées, beaucoup d’eau a coulé sous le pont mais l’ancien défenseur des Lions Indomptables qui a notamment participé à l’épopée de la coupe du monde 90, n’a rien perdu de ses couilles. Caractérisé par un franc parler et un verbe fort dont lui seul a le secret, il n’hésite pas à les utiliser pour tacler durement les dirigeants du football camerounais. « Même en sélection, parfois on doit utiliser ses propres moyens pour acheter les chaussures aux joueurs, les Fédérations n’étant intéressées que par les sélections A.» Confiait-il à Cafonline en avril dernier après le sacre du Cameroun à la CAN des moins de 17 ans. Ses déclarations osées ont pour conséquence d’entretenir une relation de conflit permanent avec les dirigeants du football camerounais. Un conflit exacerbé désormais par le feuilleton à rebondissements de ces binationaux qui ont débarqué illicitement dans la tanière des lions cadets et sans son véritable aval. Une situation qu’il n’a pas appréciée et qu’il a fait savoir. Sans filtre lorsqu’il s’est retrouvé face aux journalistes pour dire sa désapprobation, Thomas Libiih s’est encore lâché. “On veut nous faire signer une charte qui est n’importe quoi. Des gens sont assis dans des bureaux, mangent l’argent que nous travaillons, mais essayent de nous imposer des choses. Si la Fecafoot ne prend pas ses responsabilités, c’est pas à moi de violer le décret du Chef de l’État…”. La pique fait mal depuis quelques heures mais il assume. Dans un contexte où ses collègues sont pour la plupart des béni-oui-oui et des lèche-bottes qui n’hésitent pas à se plier à la toute puissance des dirigeants de la fédération camerounaise de football, Thomas Libiih a l’art d’avoir les couilles.

Par Franck Berlio

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