JULIEN SERGE ABOUEM : “NOUS N’ALLONS PAS CHANGER DE CAP À CAUSE D’UNE DÉFAITE”

Invité de Dimanche Midi sur la CRTV, le président de la fédération camerounaise de volley-ball Julien Serge Abouem a fait le point de la participation des équipes nationales féminine et masculine aux tournois de qualification olympique qui se sont déroulés la semaine dernière respectivement à Yaoundé et au Caire. Au cours de cette entrevue, le patron du volley-camerounais a également fait quelques grandes annonces.

Quel est votre sentiment à l’issue des TQO ?

On est triste parce qu’on ne sera pas à la grande foire du sport que constituent les jeux olympiques. Nous venions avec la ferme conviction de nous qualifier mais malheureusement ça n’a pas été le cas.

L’équipe masculine peine à se hisser au niveau des dames, qu’est ce qui justifie cela ?

Les résultats escomptés au regard de la politique que nous avons mis en place depuis près de 6 ans ne sont pas ceux que l’on attendait. Donc pour cette raison, il faudra encore travailler très dur pour se hisser au niveau de l’Égypte et de la Tunisie, parce que l’équipe est vieillissante, ceux qui sont aux alentours de 27-28 ans n’auront plus les aptitudes nécessaires. Derrière, nous avons des enfants âgés de 17, 18, 19 ans qui pourront être performants dans 2-3 ans.

L’absence de certaines joueuses telles que Moma et Raissa ont été un handicap n’est-ce pas ?

Les enfants ont tout donné, elles n’avaient pas tout leur effectif, mais il n’en demeure pas moins qu’elles ont très bien joué. La principale satisfaction c’est d’avoir injecté de nouvelles venues dans le groupe qui ont démontré qu’il y a de l’espoir.

La préparation a-t-elle fait défaut à nos équipes nationales ?

Pour gagner les CAN, les enfants ont fait des stages de souvent 2 mois, aux championnats du monde, les préparations ont été parfois de 3 mois, mais là c’était des préparations très courtes. On ne sait pas toujours dans quelles conditions évoluent nos enfants au niveau professionnel. Je crois que les coachs n’avaient pas suffisamment de temps chez les hommes pour pouvoir sortir la meilleure équation. Par contre chez les dames, la préparation n’était pas mal, les enfants ont été en Pologne. Les Kényanes ont tout simplement été résistantes et c’est aussi ça le sport.

L’implémentation de la vidéo challenge lors de ces TQO a été une satisfaction n’est-ce pas ?

Je voudrais profiter pour remercier la Crtv qui a dans la diffusion des matchs a expérimenté le vidéo challenge, les techniciens et ingénieurs ont été à la hauteur. Au Cameroun, en matière de télécommunications et NTIC, nous sommes update et là, c’était la crainte principale. J’ai reçu déjà les félicitations de la fédération internationale, je voudrais remercier l’ensemble du gouvernement et le chef de l’État pour le risque qu’on a pris en terme d’investissement au niveau de ces infrastructures. Nous sommes sur la bonne voie.

Cette défaite va-t-elle entraver votre cahier de charge ?

En matière de management, la stratégie c’est sur 10 ans, nous sommes à la 7e année. Ces plans avaient plusieurs variantes, notamment le développement, le volley-ball chez les jeunes, le développement infrastructurel, la réforme des compétitions, le marketing et le sponsoring. Aujourd’hui, nous avons pratiquement achevé 3 variantes, il nous reste la dernière qui est l’infrastructure. C’est la raison pour laquelle nous allons recommencer avec la construction des centres de formation, des plateformes, des gymnases, des écoles sport études. Nous n’allons pas changer de cap à cause d’une défaite.

Par Sylvain KWAMBI

 

 

 

 

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