JOSEPH ANTOINE BELL : “C’EST UNE FAUSSE POLÉMIQUE”

Fidèle à son franc parler, Joseph Antoine Bell n’y est pas allé du dos de la cuillère pour répondre aux entraîneurs qui réclament leur part de logements.
Quel est votre commentaire à l’issue de cette cérémonie ? 
Un ordre qui a été donné à des personnes bien identifiées il y a 30 ans, ils ne l’ont pas fait, il a fallu que nous arrivions à toucher le Président de la République pour qu’il renouvelle ce qu’il a dit. Et en cela nous sommes absolument conscients que nous lui devons un grand merci en ce sens que nous-mêmes si je puis me permettre d’être un peu vulgaire dans la joie. Si une fille à qui on avait promis 500.000 à la fin de la coupe du monde 90, si elle ne les a pas eu et qu’elle se présente aujourd’hui on lui dira c’est du passé, on lui dira qu’on a oublié. Or, lui il n’a pas oublié, il s’est souvenu qu’il l’avait bien dit et que ses collaborateurs avaient été défaillants et il a demandé la célérité pour que cela soit fait. Nous sommes très heureux et comme la joie est toujours au présent. D’ailleurs je me demande si nous ne sommes pas plus heureux aujourd’hui que nous ne l’aurions été il y a 30 ans.
Pourquoi ce don n’a pas été matérialisé à l’époque ?
Il faut le demander à ceux qui occupaient les postes. Aujourd’hui, nous savons que ça se passe entre le Minsep, la SIC et sa tutelle qui est le ministère de l’habitat. Donc c’est là-bas qu’il faut chercher les raisons de la non exécution d’un ordre du chef de l’État.
Un mot sur la réaction des entraîneurs qui réclament  aussi leurs logements ?
Comment vous pouvez poser une question à un joueur qui regarde les entraîneurs ? Les joueurs ne signent pas les contrats des entraîneurs et ne connaissent non plus leurs émoluments. Les joueurs ne connaissent pas la vie des entraîneurs. Ca c’est une fausse polémique. Je voudrais juste rappeler qu’il s’agit d’une prime exceptionnelle et la prime exceptionnelle est attribuée par quelqu’un sur le coup de l’émotion. Donc nous ne pouvons pas lui demander d’en donner une à la cuisinière qui nous a bien servi à manger ce jour là, ce n’est pas notre rôle. Pourtant cette cuisinière était très importante, le médecin était très important, le chauffeur du bus, tout le monde était très important.
Par Sylvain KWAMBI

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