INVITÉ : CAMILLE NJOH EKITTI, SG FECABASKET

Le deuxième regroupement du championnat national d’Elite seniors messieurs et dames de basketball s’est déroulé le week-end dernier à l’esplanade du palais des sports de Yaoundé. La fin de ce deuxième acte de la saison du basketball national nous donne l’occasion de faire une esquisse d’évaluation de ce début de saison avec le secrétaire général de la FECABASKET Camille Njoh Ekitti. Les difficultés de la fédération, ses ambitions et ses rapports avec les joueurs de la NBA sont indissociables de cet entretien à bâtons rompus.

Quelle appréciation faites-vous de votre début de saison ?

Samedi dernier, nous avons eu droit au deuxième regroupement parce que le lancement de la saison a eu lieu les 14 et 15 Décembre 2019 à Bafoussam. C’était les première et deuxième journées du championnat dames et messieurs. Le weekend dernier donc, on a eu droit aux troisième et quatrième journées à l’occasion de ce deuxième regroupement. Comparativement au premier regroupement, le commentaire que nous pouvons faire est que les équipes sont plus affûtées au regard des belles rencontres auxquelles nous avons eu droit.

Comment se déroule le championnat ?

Il n’y a pas véritablement eu d’innovation par rapport à la formule de cette saison. Nous nous attelons simplement à bien faire ce que nous avons mis en place depuis deux saisons maintenant. Le championnat se joue en une phase, en aller simple. C’est un championnat intégral et les quatre meilleures équipes se retrouvent pour la phase finale en aller et retour, les quatre équipes s’affrontent sur deux sites différents dans une intervalle de deux semaines. A  l’issue de ce final four, le champion du Cameroun est connu.

Et sur le plan administratif…

Sur le plan administratif, nous n’avons pas de véritables réformes à apporter parce que nous sommes en fin de mandat et il n’est pas question de chambouler les choses en attendant éventuellement que les élections soient organisées. Par ailleurs, nous nous attelons à davantage sensibiliser sur le respect des normes et des règles à toutes les parties prenantes, que ce soit les commissions, les équipes qui la plupart du temps l’ignorent souvent. C’est notre rôle de les rappeler ça. Particulièrement aux équipes, il faut de temps en temps leur faire la police pour les amener à comprendre que le minimum pour qu’un joueur puisse prendre part au championnat, c’est une licence sportive. Les uns et les autres devraient l’exiger que ce soit au niveau des ligues régionales ou au niveau national.

Quelles sont les difficultés auxquelles vous êtes confrontés ?

Nous faisons face aux mêmes difficultés d’année en année. Elles sont principalement d’ordre financier et infrastructurel. Nous nous battons pour faire avec tout en essayant de trouver au quotidien des financements ou des mécènes qui peuvent faciliter la tâche a tout le monde. Cela est valable tant pour la fédération dans son entièreté que pour ses démembrements mais aussi pour les clubs que nous voyons au quotidien tirer le diable par la queue. La question infrastructurelle est un véritable problème pour nous même pour la fédération dans l’organisation de ses événements surtout quand nous commençons à délocaliser les matchs en dehors de la ville de Yaoundé et Douala. Et même quand nous jouons à Douala, la qualité des infrastructures est très souvent vétuste notamment les gymnases auxquels nous avons droit. A Yaoundé, c’est en plein air qu’on se débrouille parce que pour avoir le Palais des Sports, il faut débourser.

Quelles sont les ambitions de la fédération pour cette année ?

Les ambitions de la fédération cette année c’est de mener à bien ses activités au niveau national, respecter le calendrier qui a été élaboré par le dernier conseil d’administration du 09 Novembre 2019 et bien entendu représenter le Cameroun à l’international à travers nos sélections nationales. En février, les Lions devraient entamer les qualifications du prochain Afrobasket 2021. En Mars, l’équipe masculine de FAP devrait jouer la Basketball African League pour laquelle elle a obtenu son ticket qualificatif il y a quelques mois à Yaoundé. L’autre objectif c’est aussi de faciliter le déplacement, la convocation et même la nomination des officiels qui prennent part aux compétitions internationales notamment nos arbitres internationaux et nos commissaires techniques.

Quels sont les rapports qui existent entre la FECABASKET et les camerounais de la NBA ?

Nous entretenons des relations très cordiales avec nos joueurs de la NBA bien qu’elles soient épistolaires. Nous pensons qu’ils ont des entourages qui ne favorisent pas toujours leur proximité avec l’entité publique que nous sommes et que nous représentons et c’est bien dommage. À notre niveau, nous avons toujours tout fait pour leur donner la place qui est la leur lorsque l’occasion s’est présentée. Ils sont encore trois en NBA et à tous je dis que les portes de la  sélection nationale sont grandement ouvertes. Le basketball camerounais a besoin de tous ses dignes fils. Les autres pays africains nous envient.

Par Sylvain Kwambi

 

 

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