HERVÉ EMMANUEL NKOM : “IL N’Y A PAS EU DE COUPURE DU COURANT”

Le responsable du site de Bepanda Hervé Emmanuel Nkom fait le point du déroulement de la première journée du CHAN au stade de la Réunification et met les choses au clair au sujet de la coupure du courant qui a plongé les infrastructures dans le noir lundi dernier.

Êtes-vous satisfait après la première journée ?

Satisfait est un mot faible. Je suis heureux, même si nous avons des choses à améliorer. Ce CHAN c’est la grande répétition avant la CAN, nous devons tous les jours nous améliorer, que ce soit les volontaires, les stadiers, les commissaires. Bref, tous ceux qui tournent autour de l’organisation. C’est pourquoi je ne prends pas les critiques comme une adversité vis à vis de l’organisation, car nous devons ensemble réussir.

Quelle était votre réaction après la coupure du courant ?

Le buzz de l’interruption de la lumière de l’autre jour était un clin d’œil pour dire qu’il faut organiser la fête ici (rire). Vous avez vu les flashs, on a cru qu’on était à New York où à Manhattan. Les gens ont cru que c’était un coup d’Hervé Emmanuel Nkom qui voulait faire un feu d’artifice, même le gouverneur était impressionné, et au Maire de la ville de demander à immortaliser cette photo, car on a vu la ville éclairée comme si c’était une invasion des étoiles.

Que s’est-il réellement passé ?

En vérité, il n’y a pas eu de coupure du courant. Vous devez déjà savoir qu’aucune grande manifestation, même sportive ne se retransmet plus avec le courant domestique pour des raisons de pureté de l’énergie qui est fournie et de l’assurance qu’il n’y aura pas interruption. Lorsque le premier match est fini alors qu’on avait fonctionné avec le courant Enéo, nous avons décidé pour ne prendre aucun risque et de basculer sur le groupe électrogène dont la capacité est incroyable. C’est à ce niveau qu’il y a eu un souci. Cela a duré quelques minutes mais c’est finalement lui qui a fonctionné. Donc il n’y a pas eu coupure, juste un bug du groupe électrogène. Mais bon ça été un moment fun, car le match n’avait pas commencé. Néanmoins nous souhaitons qu’il n’y ait plus le moindre écart.

Qu’est ce qui s’est passé pour que les chauffeurs grèvent ?

Vous savez que certains n’avaient jamais participé à une aussi importante compétition, ils n’ont pas les règles et nous n’avons pas eu suffisamment le temps pour les briefer. Ce sont des éléments qui nous permettent d’être update, car derrière nous avons la CAN, et c’est tous ensemble que nous allons réussir. J’ai également évoqué le cas des stadiers, donc tout à l’heure par exemple nous allons faire une répétition générale un peu à la montre Suisse de tout ce qui doit être fait pour être prêt à la deuxième journée. Le football est un spectacle qui obéit au principe esthétique qu’on appelle beau. Donc ensemble nous apprenons, vous les journalistes aussi.

Et le problème des accréditions…  

Douala est une ville qui a deux sites. Le schéma sur lequel nous étions partis était minimaliste car nous n’avons pas imaginé que dans les conditions du covid-19, l’évènement pouvait susciter autant d’engouement, y compris même chez les médias. Donc nous avons envisagé un millier de personnes, qui sont concernés par les deux sites à Douala. C’est la raison pour laquelle nous avons fait le choix d’avoir un très grand centre d’accréditation qui soit central et qui serve les deux sites. Donc la situation a évolué avec l’acceptation de plus de personnes.

Le Cameroun peut se satisfaire de la qualité des infrastructures n’est-ce pas ?

Nous avons les meilleures installations d’Afrique noire. Il n’y a que l’Afrique du Sud, l’Égypte et le Maroc qui peuvent rivaliser. Donc nous devons en être fiers. Nous sommes entrés dans la modernité et il faut dire merci au Président de la République pour cet héritage qu’il laisse à la jeunesse camerounaise et continentale. Même les stadiers sont impressionnés, ils oublient qu’ils ne doivent pas regarder le match. Nous devons donc tous travailler pour le succès de ces deux grands évènements.

Quelle mesure prenez-vous face à l’incivisme que l’on observe dans les tribunes ?

En ce qui concerne ceux qui transportent leurs mauvaises habitudes ici en mettant les pieds sur les chaises où en se gavant, on fera une communication intensive pour sensibiliser.

Par Sylvain KWAMBI 

Similar Posts:

    None Found

Vues : 1171

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Solve : *
10 − 6 =


Connections

FACEBOOK