FRANCK HAPPI : “TOUS LES CLUBS ONT SIGNÉ DES ENGAGEMENTS”

Présent à l’ouverture des championnats professionnels samedi dernier à Yaoundé, le PCA de l’Union de Douala Franck Happi nous a accordé un entretien à bâtons rompus. L’affaire LFPC-FECAFOOT, l’actualité de l’ACEC et la situation de l’Union de Douala ont été autant de sujets abordés.

 

 

Quel est votre sentiment après l’ouverture de la saison ?

 

Je suis globalement très satisfait. C’est l’occasion pour nous de remercier les autorités de ce pays qui nous ont entendus. Maintenant que notre voix a été entendue, nous pouvons enfin repartir dans les stades. Toutes les conditions sont réunies. Nous ne remercierons jamais assez la plus haute autorité de notre pays le Chef de l’État pour les infrastructures qu’il nous a données et aussi d’avoir entendu la voix des présidents de clubs.

 

 

Tous les clubs sont-ils prêts à reprendre ?

 

Il faut faire le distinguo entre les acteurs et ceux qui sont en dehors. Les acteurs du football ne pouvaient jamais être distants les uns des autres pendant longtemps quel que soit le conflit. Vous avez vu que dans les réseaux sociaux, on a l’impression qu’on se regarde en chien de faïence. Mais pour l’intérêt du jeu, très rapidement ces différends la tombent parce que nous sommes portés par une seule volonté, la passion pour ce jeu.

 

 

Avez-vous reçu des assurances de la Fecafoot ?

 

A ce stade ce n’est plus au niveau de la Fecafoot, c’est au niveau de l’État. Le véritable problème qu’on a eu pendant longtemps c’est que nous n’étions pas entendus, mais depuis que cela a été fait et que nous avons été reçus par qui de droit, les données ont changé. Donc tout ce que vous voyez aujourd’hui c’est parce qu’enfin la voix des présidents de clubs a été entendue. Le football professionnel est la vitrine, elle va main dans la main avec le football amateur qui est la mamelle nourricière, mais c’est le football d’élite qui tire le football d’élite vers le haut parce que c’est lui qui génère les revenus qui vont permettre la redistribution jusqu’au football amateur. Ce qui se passe aujourd’hui aurait dû être réglé depuis le 2 novembre c’est-à-dire trois jours après la dissolution de la LFPC. Mais personne n’a voulu nous écouter. Ce qui aurait permis  d’avoir des matchs de championnat avant le CHAN. Mais bon on n’en est plus là, la paix règne, et que la sérénité revienne parmi nous.

 

 

Ne craignez-vous pas que ce championnat soit de nouveau attaqué ?

 

Nous avons pris des mesures pour qu’on joue un championnat qui ne sera pas attaqué, et tous les clubs qui ont signé ces engagements ne pourront pas l’attaquer. Et ceux qui pourront le faire, on leur opposera les engagements qu’ils ont signés.

 

 

Vos accords remplacent-ils les textes ?

 

Les textes sont bons. On a participé à la relecture des textes. Donc ils sont bons. Maintenant place à la compétition, ceux qui sont des acteurs savent que désormais place à la compétition. Cela a commencé ce samedi et ça se poursuivre la semaine prochaine et ainsi de suite.

 

 

On note l’ingérence du politique n’est-ce pas ?

 

L’État est quand même le régulateur. Il ne saurait se contenter seulement de donner les subventions, mettre les infrastructures et regarder le football se mourir sous nos yeux parce qu’il y a une poignée de personnes qui veulent installer le chao. Lorsque vous voyez que les plaintes du football sont portées par AS Menganga, je n’ai rien contre ce club, mais pensez-vous vous que c’est lui qui doit porter les plaintes ? Alors il y a quand même un problème. Quand les plaintes sont portées par les clubs majeurs c’est différent. C’est vrai qu’AS Menganga a eu gain de cause, mais on attend que les problèmes soient posés par des clubs majeurs et c’est ce que nous avons fait avec la dissolution de la LFPC. C’est ça qui a engendré tout ce qui se passe aujourd’hui et vous avez bien vu que depuis ce temps, le Président de club quelle que soit la division aujourd’hui sera respecté car c’est quelqu’un qui donne de son temps, de son énergie et de ses moyens pour l’entretien de la jeunesse. Aujourd’hui, nous avons posé les premiers pas vers la renaissance de notre football.

 

 

Donc désormais la volonté des présidents de clubs est au-dessus des décisions du TAS?

 

En ce qui concerne l’organisation du championnat, le TAS, la FIFA, la CAF et la Fecafoot ne peuvent pas dire avec qui les principaux acteurs que nous sommes devons jouer notre championnat, c’est une question de confiance. La Fecafoot peut bien organiser un championnat mais si elle n’a pas l’accord des principaux acteurs que nous sommes ça va se jouer où ? C’est ce que nous essayons de faire entendre depuis. Là nous sommes clairs, nous avons décidé de jouer le championnat organisé par la fédération parce que pour le moment c’était la meilleure garantie pour nous d’avoir un championnat équitable et juste pour cette saison. La saison prochaine nous espérons que nous reviendrons à notre maison qu’est la LFPC, mais avec une autre organisation. Les problèmes que nous avions au sein de la LFPC étaient tel que ne ne pouvions plus continuer avec une telle organisation c’est pourquoi nous y avons mis fin le 29 octobre dernier dans les règles de l’art et que la LFPC avait trois jours pour contester et elle ne l’a pas fait. Donc depuis le 2 novembre, cette dissolution a obtenu l’autorité de la chose décidée, et il n’y a aucune décision du TAS ou de la FIFA qui peut être au-dessus de ça.

 

 

On a l’impression que votre bataille cache mal a pour but de prendre la LFPC. N’avez-vous pas le même sentiment ?

 

Est-ce que le fait que je sois le représentant des clubs du Cameroun justifierait un gré à gré pour la LFPC ? Je ne sais pas. Mais je défends l’intérêt des clubs.

 

 

Selon certaines sources, ça brûle entre vous les présidents de clubs. Est-ce vrai ?

 

On n’a expliqué pourquoi nous sommes revenus à l’ACEC et vous avez vu on n’était 34 clubs sur 35. Maintenant, on n’est pas obligés de faire l’unanimité, mais nous avons la large majorité, c’est ça qui est le plus important. Cette majorité nous donne les coudées franches pour poser les problèmes de club.

 

 

Venons-en à votre club l’Union de Douala. On dirait que vous évitez l’assemblée générale de l’Union de Douala qui va à coup sûr occasionner des jeux de chaises musicales. N’est-ce pas ?

 

Si j’évite une Assemblée Générale de peur d’être débarqué, ça veut dire que l’Assemblée Générale peut se tenir sans moi. La question n’a pas sa raison d’être. L’Union tiendra son assemblée, on est dans une phase de restructuration. Malheureusement, la longue crise n’a pas aidé mais l’Union tiendra son Assemblée. L’Union ne fait pas ses choses comme les autres, et il n’y a pas de problèmes au sein de l’Union.

 

 

Réalisé par Sylvain KWAMBI à Yaoundé

 

 

Similar Posts:

    None Found

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Solve : *
20 × 21 =


[wpadcenter id=6440]
FACEBOOK
Connections