FECAFOOT : Seidou Mbombo Njoya usé

Encanaillée dans les batailles juridiques, la fédération camerounaise de football veut s’en débarrasser afin de concrétiser les multiples projets de développement qui essaiment son portefeuille. L’AG qui s’est tenue à Yaoundé ce jeudi était bien préoccupée par cette situation de crise qui entrave les efforts de la Fécafoot.

Ce jeudi, la chambre de conciliation et d’arbitrage du CNOSC se penchait sur l’affaire qui oppose la LFPC à la Fécafoot. L’événement a coïncidé avec l’assemblée générale de la Fécafoot qui se tenait à Yaoundé. L’ombre de la CCA a plané sur les travaux qui ont duré plusieurs heures. “Le point inscrit à l’ordre du jour était tout simplement une communication à l’attention de l’Assemblée Générale et des délégués pour une meilleure compréhension de ce dossier qui fait l’actualité. Notre devoir c’est effectivement de rendre compte à ceux à qui appartiennent la fédération, à savoir les délégués. Donc une communication a été faite par le service juridique sur la situation de ce dossier. Ce qui a été essentiellement dit c’est que le membre suspendu à savoir la LFPC, pour des raisons que vous connaissez, a posé un acte répréhensible puisqu’en saisissant les tribunaux civils,  c’était déjà un acte assez grave qui en lui seul justifiait déjà cette suspension. Mais notre saisine a été faite auprès de la CCA. L’AG, le COMEX ont pris leur responsabilité en application nos textes. Donc il a été dit que nous sommes dans notre bon droit. Le deuxième aspect évoqué concernait la chambre de conciliation. Il faut que les choses soient claires, la loi est claire. Quand il y a un litige, vous avez la possibilité de saisir les organes internes de votre association, si une des parties n’est pas satisfaite après jugement, elle a la possibilité de saisir la CCA. Elle concilie et elle arbitre, mais elle ne peut concilier que si les deux parties sont consentantes. Si les parties ne sont pas consentantes, il n’y a pas d’arbitrage et on va au TAS. C’est ce qui se fait tous les jours là-bas, et cela ne saurait se faire autrement. La loi précise aussi que vous ne pouvez saisir la CCA qu’après avoir épuisé toutes les voies de recours internes de votre association. Je vous laisse juger par vous même. Tout membre à le droit de faire valoir ses droits, et nous respectons cela, c’est tout à fait normal. Mais nous défendrons les nôtres et on verra qui aura raison. Mais je puis vous dire que nous sommes dans notre bon droit et nous n’avons rien à nous reprocher à ce niveau.” A expliqué le président de la Fécafoot avant de déplorer davantage cette situation de crise qui entrave le développement escompté du football camerounais.

 “Nous n’allons pas nous éterniser dans des combats juridiques qui tirent la fédération vers le bas. Nous voulons la tirer vers le haut à travers les réformes que nous faisons. Si l’on vous présente les chiffres de ce que coûtent ces procédures, ça se chiffre en millions voir milliards. Si un petit footballeur dans son petit village savait qu’on dépense autant d’argent pour des procédures judiciaires alors qu’il n’a besoin que d’une godasse et d’un ballon pour jouer au football, il sera vraiment malheureux. Est-ce bien raisonnable de se quereller, de perdre de l’argent, de perdre du temps alors qu’on a besoin de parler football ? De jouer au football ? D’organiser le football qui est notre mission ? Je passe 70% de ma journée à la fédération à discuter des affaires juridiques alors que je dois être sur le terrain, ce n’est pas normal. Ça c’est une fédération qui marche en l’envers, mais dans quel intérêt ? J’ai été très ouvert, j’ai appelé tout le monde à se joindre à notre projet, et tout le monde reste la bienvenue. Pourquoi chercher constamment à détruire quand on veut construire ? La fédération n’appartient à personne, même pas à moi. Les hommes passent, les institutions restent“.

Le président Seidou Mbombo Njoya s’est aussi montré loquace sur les chantiers entrepris ces derniers temps par la Fécafoot. “En arrivant aux affaires nous avons décidé de lancer le chantier du football féminin car le Cameroun regorge de talents et cela se voit dans des compétitions internationales où nous allons assez loin, j’ai la conviction que l’avenir du football féminin est prometteur. C’est inconcevable qu’un grand pays de football comme le Cameroun n’ait pas de championnat jeune. Nous sommes allés plus loin parce que quand on parle de Ligue, cela crée une confusion sur la terminologie. Il ne s’agit pas de Ligue juste pour le championnat, mais c’est une institution dédiée au football jeune, de même que pour le football féminin. Elles ont deux missions principales, une consacrée à l’organisation du championnat selon comme les présidents vont organiser leur programme, et la deuxième mission c’est la formation. La promotion du football féminin et du football jeune. On va reprendre un dossier qui était dans les tiroirs, notamment l’organisation du football jeune dans les écoles, et cela sera matérialisé par une convention avec le Ministère de l’éducation de base très prochainement, pour réactualiser ce vieux dossier. Il n’est plus concevable aujourd’hui de voir nos équipes d’élite sortir au premier tour des compétitions internationales. Où est passée l’époque où le public prenait du plaisir à voir des grandes équipes africaines venir rivaliser avec les nôtres ici ? Ca tombe à point nommé car nous sommes en train de bénéficier de l’engagement des autorités, de l’engagement du chef de l’État en personne dans la promotion du sport avec les infrastructures exceptionnelles que nous allons hériter. Alors, il faut permettre aux Camerounais d’avoir de grandes rencontres continentales. Il n’est absolument pas possible d’oublier le football amateur, car c’est la matrice, c’est la base de notre football. Notre mission au quotidien est donc de soutenir le football amateur et nous le faisons en accompagnant cette mission essentielle. Donc priorité est donnée aux nouveaux nés à savoir le football jeune et le football féminin, car il faut que ces ligues prennent leur envol et nous allons les accompagner dans oublier notre football amateur“.

Par Sylvain KWAMBI à Yaoundé

 

Similar Posts:

    None Found

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

publicité
Connections

FACEBOOK