ENTRETIEN EXCLUSIF – SERGE JULIEN ABOUEM : “NOUS SOMMES SUR TOUS LES FRONTS”

La fin d’année ne sera pas de tout repos pour la fédération camerounaise de volleyball qui s’apprête à accueillir plusieurs événements d’envergure dont un tournoi international de Beach-volley. Le patron de la FECAVOLLEY a fait le tour de ces sujets chauds et montré, fidèle à sa politique et à ses ambitions,  qu’il sait où il va, avec le volley-ball camerounais qui ne cesse de grandir et d’impulser le rayonnement du sport camerounais sur la scène internationale.

Quels sont aujourd’hui vos fronts prioritaires pour le développement du volleyball au Cameroun ?

Nous sommes sur tous les fronts. Je commencerai par celui qui nous intéresse le plus en tant que animateur sportif. En tant que président de la fédération, il s’agit du championnat des écoles, des centres de formation de volley-ball et des équipes cadettes pour lesquels nous allons recevoir près de 700 enfants à Yaoundé avec près de 500 de l’arrière pays et des régions. Cela va en droite ligne avec notre politique telle que inscrite par le Conseil d’Administration de la fédération de janvier 2019 qui demandait que dès janvier 2020 nous ayons des championnats en bonne et due forme de Cadets et puis des écoles de volleyball. Tout cela concourt à traduire dans les faits notre politique de refondation.

Comment s’est passé la sélection de ces jeunes que vous allez regrouper à Yaoundé ?

Nous nous sommes arrimés aux standards internationaux qui voudraient qu’en volleyball nous ayons des U23, des U19 et puis des U17. Ce que nous avons fait c’est que pour permettre maintenant aux enfants qui ont 8 ans, 10 ans et qui ne peuvent pas encore jouer avec les cadets qui sont les U17, nous leur avons trouvé une plate forme que nous avons appelé les écoles de volleyball à partir desquelles les enfants vont se mesurer entre eux, et cela va permettre que nous puissions évaluer les moniteurs qui sont éparpillés dans l’ensemble du territoire nationale. Ceci permet aux enfants dès le bas âge de se confronter à l’adversité des autres, parce que le tout n’est pas de s’entraîner, le tout n’est pas de former, il faut aussi s’évaluer et la meilleure manière de le faire c’est de compétir.

Quel est l’importance des tournois de beach-volley que vous vous apprêtez à organiser en cette fin d’année ?

C’est un tournoi national, et puis il y a à partir du 27, un tournois international. Ces tournois s’inscrivent dans notre politique de vendre le produit volleyball parce que lors de notre prise de fonction, nous avons souhaité faire de la discipline un produit vendable. Lorsque vous avez un produit on peut faire ce qu’on appelle la segmentation du marché. Il y a le volleyball indoor de 6 contre 6 et il y a le maintenant le beach-volley où nous voulons maintenant créer des espaces pour faire venir des annonceurs, faire intervenir les moniteurs, intégrer des jeunes dans le beach-volley. Aux jeux olympiques, cette discipline est celle qui a le plus de spectateurs et de téléspectateurs. Vous n’avez pas besoin d’un grand gymnase, vous n’avez pas besoin de 12 joueurs etc… Et même pour les équipes nationales, vous pouvez les faire voyager avec deux joueurs et qui vont vous ramener la même médaille olympique en terme de valeur qu’une équipe de football qui à 20 joueurs ou une équipe de basket ou de volley qui ont 14 joueurs chacune. Donc il est important pour nous d’investir dans ce domaine.

Qu’est-ce qui explique le caractère international de ce tournoi de beach-volley ?

Nous avons déjà à ce jour le Nigeria, le Maroc, l’Égypte, le Congo Brazzaville, la France, le Brésil, la République Centrafricaine. Je crois l’élément déterminant ce sont les nationalités, et il y a aussi la qualité de l’organisation avec les standards internationaux, au palais des congrès, il y a un espace prévu à cet effet. Les listes ne sont pas clauses, nous attendons toujours ceux qui peuvent nous aider à faire de cet évènement une fête de plage, mais en montagne, au mont Nkolnyada, ce serait quelque chose de formidable.

Quelle est l’actualité des équipes nationales de volley-ball ?

Je voudrais vous confirmer que les équipes nationales du Cameroun participeront aux éliminatoires TQO des jeux olympiques de Tokyo 2020. Au moment où je vous parle, le coach Mayam chez les hommes a commencé les entraînements depuis une semaine avec plus de 14 joueurs locaux, il n’attend plus que les joueurs professionnels arrivent à Yaoundé entre le 21 et 22. Ils iront en Egypte pour chercher la qualification.

Et les dames ?

En ce qui concerne les dames, nous avons choisi avec l’encadrement technique qu’elles aillent faire leur stage à l’extérieur en Pologne, et c’est dans ce sens qu’une délégation quittera le Cameroun le 20 pour la Pologne et la compétition débutera le 4 janvier 2020. C’est pour nous quelque chose de déterminant que d’aller pour la deuxième fois consécutive aux jeux olympiques.

Qu’en est-il des contestations et revendications orchestrées ces derniers temps par certains joueurs de l’équipe nationale ?

Cette petite triste page a été tournée, la preuve c’est que ces enfants ont brillamment décroché la médaille d’or aux jeux africains au Maroc. Pour eux, il s’agit aujourd’hui d’aller jouer les jeux olympiques, surtout que beaucoup d’entre eux s’apprêtent à décrocher les médailles. Tous les joueurs convoqués seront là et à temps.

Quelle est la plus grande réussite de votre bilan de 2019 ?

Lorsque je vous dit que nous attendons 700 enfants à Yaoundé, pour nous c’est l’indicateur principal de la qualité du management que nous faisons à la fédération. Au niveau de la fédération nous nous disons que si nous arrivons à créer des ressources humaines supplémentaires plus jeunes et de manière structurée, nous aurions gagné le pari parce que c’est cela qui garantit les victoires du futur. C’est à ce niveau que nous attendons qu’on nous juge, pas seulement au niveau des résultats qui sont déjà bons. Nous sommes plus focalisés sur des aspects programmations, et sur les aspects prévisionnels.

Par Sylvain KWAMBI

 

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