ELITE ONE : QU’EST-CE QUI ARRIVE AUX ÉQUIPES DU CENTRE ?

Excepté Apejes de Mfou et le Canon sportif de Yaoundé, tous les autres clubs de la région du Centre sont empêtrés dans une crise sportive sans précédent. Eding, Tonnerre, Dragon et Fortuna puisqu’il s’agit sont encanaillés dans les profondeurs du classement.

Sur les six clubs que compte la région du Centre dans le championnat national Elite One, quatre tirent le diable par la queue. Eding sport, Tonnerre, Dragon et AS Fortuna puisqu’il s’agit d’eux sont tous encanaillés dans les profondeurs du classement contre toute attente. La situation la plus surprenante est celle d’Eding sport. Habituée à jouer les premiers rôles depuis son accession en première division, l’équipe du président Saint-Fabien Mvogo est devenue très patraque. Malgré plusieurs jeux de chaises musicales, la formation de la Lékié a du mal à recouvrer la guérison. L’ex-entraineur du club Jules Abah justifiait cette crise par la mauvaise opération de recrutement menée par l’équipe à l’orée de cette saison. Un argument qui peut être partagé parce que les recrues ne génèrent pas l’efficacité escomptée par les dirigeants.

Au TKC, on aurait oublié que le championnat est une épreuve de longue haleine qui exige de ses participants l’expression d’un style supérieur et durable. Le scénario des équipes qui débutent souvent en fanfare pour finir en fanfaron est réalisé aujourd’hui par les coéquipiers de Grégoire Nkama qui vont de déboire en déconfiture après une belle phase aller où ils étaient réguliers sur le podium. Chez les kalara boys, le problème est à la fois administratif et financier. Essoufflés, les dirigeants sont désormais incapables de subvenir aux besoins des joueurs. Incompétents en matière d’administration, leur comportement est beaucoup plus prolifique en rédaction. Ce lundi, le président Essomba Many a encore fait ce qu’il sait le mieux faire en commettant une note pour nommer Stéphane Ndzana au poste d’entraineur principal. C’est le nième entraineur enrôlé cette saison par le TKC. Dans ce régime d’amateurisme, on retrouve aussi Dragon. L’équipe du président Max Kome qui devenait progressivement un modèle de stabilité fait désormais peine à voir avec un dirigeant métamorphosé en négrier des temps modernes.

A Fortuna, voici l’argument avancé par le président Roger Noah. “Les matchs sont des matchs achetés, les arbitres, certains d’entre eux sont suffisamment trempés, il y a les paris sportifs qui se jouent dans notre football. On a plongé notre football, notre championnat est un championnat clopin-clopant. Donc autant, je ne satisfais pas de la place qu’on a en championnat autant je ne peux pas dire que ceux qui sont devant nous sont mieux lotis que nous parce que nous sommes dans un projet, nous faisons jouer nos jeunes. C’est eux que nous formons, c’est eux qui grandissent dans le jeu. Nous ne pensons pas que les matchs doivent s’acheter. Chez nous, il y a plus de paris sportifs où les responsables de club sont impliqués où les arbitres sont impliqués. A quand le footballgate au Cameroun? Ca va arriver ! Le football est en train de monter. Dans toute cette entité, AS Fortuna que je dirige ne peut être que la conséquence de toutes ces malaises là dans une politique où on n’est pas compris, où on est détesté, où on est mal aimé, où on est mal accompagné, où on n’est pas soutenu malgré tout ce qu’on fait comme effort. Les gens estiment que pour avoir dit qu’il fallait laisser le général finir son mandat, il faut que je sois sacrifié. Mais moi, ça ne me gêne pas, je continue à servir la jeunesse camerounaise, c’est de ça qu’il est question.

 Par Franck Berlio

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