EDY-NICOLAS BOYOM : “LA PRESTATION NE SUFFIT PAS POUR ETRE APPELÉ EN EQUIPE NATIONALE”

Après un long moment de silence, Edy-Nicolas Boyom donne de ses nouvelles. Depuis l’Albanie où il est installé depuis janvier 2019, le défenseur central Camerounais évoque son actualité à Kastrioti Kruje, son passage en Angola et beaucoup d’autres sujets relatifs à sa carrière.

Quelle est l’actualité d’Edy-Nicolas Boyom ? 

Edy-Nicolas Boyom est un footballeur qui est toujours en activité.  Mais un peu dans l’anonymat depuis quelques temps.

Pourquoi êtes-vous dans l’anonymat ? 

J’ai eu certains problèmes de famille qui m’ont un peu bouleversé sportivement et psychologiquement. De ce fait, j’ai juste décidé de prendre un peu de recul avec les médias pour me donner un nouveau souffle et remonter ces difficultés.

Avez-vous finalement rebondi après ces moments difficiles ? 

Oui, j’ai rebondi même comme ce n’était pas facile. Après mon retour de l’Arabie saoudite, j’ai passé près de dix mois sans jouer. Je suis rentré en Angola pour me relancer pour quelques mois avant de signer en Albanie où je suis présentement.

Comment ça se passe en Albanie depuis votre arrivée ? 

Je suis arrivé l’année dernière lors du mercato d’hiver de 2019. J’ai trouvé une équipe qui n’était pas bien classée. Elle était dernière. On a tout fait mais on a pas pu se maintenir. L’équipe est donc descendue et comme certains supporters aiment le dire au Cameroun, il faut remettre l’équipe où on a l’a trouvé. J’ai donc décidé de rester et Dieu merci cette saison, nous avons assuré la montée en première division pour la saison prochaine. Donc nous avons  remis l’équipe là où je l’avais trouvé.

 

Le football a-t-il repris en Albanie ? 

Oui, le foot a repris ici depuis le 03 juin.

Comment avez-vous vécu le confinement dû à la crise sanitaire ? 

Le confinement ici était très strict. On était autorisés à sortir juste pour aller à la pharmacie ou pour acheter de quoi  manger. On avait que 5 heures par jour pour faire les courses, il était permis de sortir de 5h à 10h. Après 10h, c’etait le couvre feu. Donc, on travaillait à la maison. On faisait des exercices comme le renforcement musculaire cardio et abdo.

Nous sommes en pleine période de mercato. Est-ce qu’il y a quelque chose dans l’air ? 

Oui, il y a  quelques propositions, ça ne manque pas. Mais pour le moment, je suis encore sous contrat avec mon équipe. Après, on verra ce qui va se passer.

Quel est votre challenge à 31 ans ? 

Mon challenge c’est de gagner encore des titres car je n’ai plus eu l’occasion de soulever les trophées depuis mon départ de l’Angola. J’espère que j’y parviendrais. J’ai encore quelques années à passer sur le terrain. Après, je vais penser à ma reconversion.

Parlons justement de votre passage en Angola où vous avez joué pendant de longues années. Que faut-il retenir ? 

Je ne vais jamais oublier mon long séjour en Angola. J’y ai passé les plus beaux moments de ma carrière, j’ai fait de superbes saisons là-bas en gagnant plusieurs titres dont une coupe et quatre championnats. Pendant mon séjour en Angola, le championnat était disputé par plusieurs top joueurs parce que les équipes mettaient de gros moyens financiers. Je peux citer des joueurs de classe mondiale comme le brésilien Rivaldo et beaucoup d’autres. Sportivement et financièrement. Il y a aussi un peu de regrets sur le plan de la carrière. Mais bon… (rires).

Vous avez brassé beaucoup d’argent là-bas. N’est-ce pas ? 

Non !  Pas beaucoup d’argent quand même (rires).  Mais on avait à  faire à des équipes folles avec des dirigeants qui voulaient gagner des matchs et mettaient en jeu des primes conséquentes. Parfois, tu te demandais si c’était réel ou si c’était une blague. Mais après la victoire, les deux jours qui suivaient, les primes étaient virées dans les comptes. J’ai quand même eu quelque chose là-bas pour assurer l’avenir de ma famille.

Rien à envier à un joueur du championnat européen ? 

A notre époque en Angola, il n’y avait aucune comparaison avec les joueurs de certains championnats européens. Je dis qu’un joueur qui évoluait en Angola ne pouvait envier un joueur qui évolue en Europe. On avait de gros contrats, et de gros salaires. On avait des jets privés, on voyageait pour le match de la champion’s league en jet. Ce qui était très rare en Afrique. C’est à cause de toutes ces conditions que je n’ai pas supporté rester au Portugal quand j’ai signé à Moreirense FC en janvier 2013.

Malgré vos belles performances à cette époque où vous régnez sur le football angolais, vous n’avez eu aucune convocation en équipe nationale. C’est frustrant ? 

Sincèrement, je n’ai jamais compris pourquoi je n’avais pas été appelé à cette époque. A un moment donné, je me suis dit que c’est parce que j’évolue en Angola. Mais ce qui m’a fait comprendre que l’équipe nationale est un autre monde c’est quand on a appelé un joueur de progresso, une équipe moyenne angolaise au détriment des joueurs qui faisaient de grosses perfs dans le championnat angolais. C’est à ce moment que j’ai compris que le championnat et la prestation ne suffisaient pas pour être appelé en équipe nationale. J’ai accepté de vivre avec. J’ai compris beaucoup de choses quand on a appelé un joueur de l’équipe de progresso car avant je me disais que c’était une histoire de championnat.

Croyez-vous au phénomène de monnayage de places en équipe nationale ? 

C’est un sujet que j’entend souvent. Je me disais que c’est la prestation qui donnait la chance à un joueur d’être appelé en équipe nationale parce que quand je jouais le championnat Camerounais, j’avais été appelé pas mal de fois en A’ et j’ai fait des regroupements avec les Lions A en tant que amateur sans monnayer. Je me disais que c’était la même chez les A. Peut être je m’étais trompé.

Par la rédaction

 

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