ALEXANDRE SONG, SAMUEL ETO’O, SEIDOU NJOYA… BERNARD TCHOUTANG N’A LOUPÉ PERSONNE

Dans un Facebook live copieux et bien concocté sur la page d’Afrik’s sports jeudi soir, Bernard Tchoutang a évoqué plusieurs sujets. Fecafoot, Alexandre Song, Samuel Eto’o et consorts étaient au menu.

Sur le football camerounais 

“Le football camerounais n’est pas dans les meilleures conditions. Vous le savez tous, je ne veux pas revenir dessus. Vous savez aussi que la classe dirigeante au niveau du football n’est pas la meilleure. Moi, je suis quelqu’un qui dit ce qu’il pense. Parfois, les gens ne me comprennent pas bien, parfois, on estime que j’ai une grande gueule. Mais je préfère dire les choses mêmes si ça va blesser les gens mais au moins c’est sincère. Et après je passe dessus. J’espère que le travaux vont bien là-bas. J’ai vu qu’on a bien avancé, il y a des stades qui sont presque prêts. On espère encore avoir les infrastructures pour que demain les coupes d’Afrique, les CHAN se passent dans les meilleures conditions. On prie et on plie les doigts pour que ça se passe merveilleusement bien au Cameroun. J’aurais voulu qu’à la fédération camerounaise de foot, ce soit Joseph Antoine Bell. Je l’ai dit en mondovision, sans me cacher. Je n’ai pas été d’accord avec le vote qui a été fait mais c’est un choix. On le respecte mais j’aurais voulu que ce soit Joseph Antoine Bell parce que je pense qu’il a la compétence, il a la qualité pour. Il pouvait réunir beaucoup de footballeurs autour de lui. C’est fait ! Maintenant, on avance, il y a une équipe dirigeante, on respecte. Moi j’espère qu’ils vont faire un bon travail. Pour le moment, il n’y a pas de résultats, pour le moment, c’est plus ou moins en dents de scie. Samuel Eto’o, quel est le rôle qu’il a dans cette fédération, je ne sais pas. Apparemment, avec le président de la Fecafoot, il est ami. Il gère à côté ou pas, je ne sais pas. Je n’aime pas parler de ce que j’entends juste, j’aime parler des faits. Samuel Eto’o n’a aucune responsabilité à la Fecafoot. Le jour où il ira à la Fecafoot, nous allons critiquer ou applaudir. Pour le moment, il n’a aucune responsabilité. ” 

Sur la récente sortie d’Alexandre Song

Je savais que beaucoup de personnes allait me poser les questions sur ce que a dit mon petit frère Alexandre. Le “Tchakap” ! Il sait combien j’ai du respect pour lui et pour son tonton Rigobert Song qui est mon frère en passant. Au Cameroun, on aime bien diriger, on aime bien faire les choses sans prendre des postes, on aime bien faire les choses en arrière. Je ne sais pas à quel degré de niveau, Eto’o gère la Fecafoot ou pas. Franchement, je ne sais pas à quel degré. Mais selon ce qui nous revient des gens qui sont autour du football, il a la mainmise. Mais je suis quelqu’un qui aime parler des faits. Mais s’il a la mainmise, en tant que professionnel, avec tout ce qu’il a vécu dans sa carrière sportive. Je pense qu’il peut faire mieux, je suis sûr qu’il va faire mieux. Mais encore, il faut qu’il le fasse et qu’il déclare que je le fais. Mais gérer dans le noir, ce n’est pas gérer. Il faut s’afficher, il faut prendre la responsabilité. Mais si on fait les choses sans vraiment s’afficher, c’est dangereux. C’est ce qui se passe aujourd’hui. Même s’il ne le fait pas, certaines personnes ont tendance à penser que c’est lui qui le fait. A sa place, je serais sorti et dire que moi je gère ou je ne fais rien. Mais s’il ne le fait pas, c’est son choix. Ce que Alexandre a dit, c’est lui qui a vécu. C’était son époque. Moi je n’étais plus à cette époque là.”

Sur Samuel Eto’o 

“Quand je reçois Samuel à l’équipe nationale du Cameroun, je crois c’était à Douala, on jouait Cameroun-Ghana. Samuel arrive et je me rappelle de cette discussion que j’ai eue avec lui. Il me dit grand-frère, je veux être le meilleur attaquant de tous les temps au Cameroun. Je dis c’est bien. J’espère que tu vas travailler. Il me dit : “oui, je vais travailler, j’ai les moyens de le faire. ” Je dis chapeau ! Là je peux applaudir parce que je vois la carrière qu’il a faite. Je ne peux que applaudir. Maintenant, les quelques années que j’ai passées avec lui en équipe nationale, il n’était pas titulaire, il n’était pas décisif. Entre 98 et 2002, Samuel Eto’o n’est pas encore le Samuel Eto’o qu’on connait après. Au Cameroun, à mon époque, il y avait Patrick Mboma, Rigobert Song, Feu Foé, Geremi. Il y avait vraiment des leaders. Eto’o n’était pas encore le Eto’o qu’il est devenu après. Moi et lui, on n’a pas vraiment passé un long moment en équipe nationale. Il y a eu la polémique dont je suis sûr que beaucoup d’entre vous avaient commenté ou écouté plus ou moins par rapport à ce que j’ai laissé entendre dans un média en France (Les Vestiaires) où j’ai parlé de la diarrhée avec Job. Dieu seul sait que j’en ai reçu pas mal au niveau des réseaux sociaux. A un moment donné, je me suis demandé si c’est de moi qu’on parle. J’ai été puni comme un malpropre. La question que je suis posée c’est : est-ce que les gens ont regardé l’émission Les Vestiaires. Beaucoup de gens sont revenus après me dire : “Dommage ! J’ai dit beaucoup de choses sur toi mais j’ai regardé l’émission mais t’as rien dit de mal.” Justement, qu’est-ce que j’ai dit de mal. Je dis que Samuel Eto’o quand il est arrivé, il m’a dit qu’il voulait être le meilleur attaquant du Cameroun. C’est vrai qu’après, je fais l’anecdote sur la diarrhée. Je parie que tout le monde la connait au Cameroun, tout le monde en a parlé pendant très longtemps. J’aurais pu faire d’autres anecdotes. J’en ai des croustillantes sur lui mais je ne fais pas. J’ai fait l’anecdote sur la diarrhée parce que je sais que ça allait marrer tout le monde et lui-même. Il s’est marré de ça quand on en a parlé en équipe nationale. Je pensais qu’il allait le faire. Apparemment, il ne l’a pas apprécié. Il me l’a fait savoir par un communiqué. Il ne m’a jamais appelé, on a jamais discuté. Il me l’a fait savoir par un communiqué que j’ai reçu. Ca m’a surpris mais j’ai accepté et je suis passé à autre chose. Je n’ai rien contre lui. Je ne peux pas avoir quelque chose contre Samuel Eto’o parce que c’est mon petit frère. Petit-frère en âge, petit-frère dans le monde du football camerounais parce que je suis arrivé avant lui en équipe nationale. Il a fait des magnifiques choses en Europe et dans son parcours sportif. Moi, j’ai toujours salué ça. Je ne dissocierais jamais le sportif de l’homme. Les deux c’est la même chose. Quand il faut mettre les deux ensemble, il y a trop de choses à dire.” 

Par Franck Berlio

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