Zacharie Noah, un chef de dynastie s’en est allé

Ex-footballeur pro, père de Yannick, champion de tennis, grand-père de Joakim, champion de basket, Zacharie Noah est le Camerounais auquel le sport français doit le plus. Il est décédé ce dimanche, à Yaoundé, des suites d’une longue maladie.

Il a gagné la Coupe de France en 1961 avec Sedan mais son exploit le plus célèbre reste d’avoir bravé le service de sécurité de Roland-Garros, vingt-deux ans plus tard, pour se précipiter dans les bras d’un fils qui venait de remporter les Internationaux de France. Étreinte ancrée à jamais dans l’histoire du sport français. « Papa, papa, ça y est, on a gagné ! Papa, on a gagné ! », seront les premiers mots de Yannick Noah après son ultime service gagnant face à Mats Wilander, le 5 juin 1983. Notez le « on », tout sauf anodin. Il savait le rôle de ce père dans sa carrière. Rôle qu’il saura reprendre pour prolonger la dynastie grâce à son propre fils, Joakim, qui allait devenir star en NBA un quart de siècle plus tard.

C’est l’histoire d’un Camerounais né en 1937, footballeur de 1,76 m, qui allait épouser l’Ardennaise Marie-Claire et avoir, entre autres enfants et petits-enfants, un fils tennisman de 1,93 m, puis un petit-fils basketteur de 2,11 m. De plus en plus grands mais le même métier : champion. C’est l’histoire d’un Camerounais à la carrière pro stoppée dès vingt-six ans par les blessures et qui a ensuite voulu revenir sur sa terre natale avec femme et enfant.

Zacharie Noah s’est éteint

C’est là-bas, à Yaoundé, qu’il s’est éteint dimanche matin, des suites d’une longue maladie, à quelques jours de ses quatre-vingts ans, alors que Marie-Claire était décédée en octobre 2012 à soixante-quinze ans. C’est là-bas, à Yaoundé, qu’il s’était mis au tennis quelques années après le retour au Cameroun, en 1968. Il jouait le dimanche matin avec son épouse, dont le sport de prédilection était plutôt… le basket.

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