Pierre Laurent Tamo : « c’est dommage que ceux qui organisent notre football oublient ou négligent les supporters »

Selon Pierre Laurent Tamo, le président du jury du FESNAS, les enjeux de cette initiative sont trop importants pour le développement du football national.

Qu’est-ce qui vous a motivé à accompagner le FESNAS ? 

Je suis intéressé par le sport, particulièrement par le football camerounais. C’est un projet qui me tient à cœur du moment où il vise à valoriser le sport et notamment cet aspect qui est très souvent oublié alors qu’il joue un rôle majeur dans le développement du sport. Voilà ce qui m’a motivé à soutenir le projet.

Faut-il encore rappeler votre rôle dans ce projet ?

Ma contribution sera d’apporter un éclairage économique, d’aider à la structuration juridique du projet, et de l’accompagner sur tout ses aspects afin qu’il puisse être une action pérenne.»

Comment comptez-vous capitaliser cette initiative à long terme ?

Il faut tout d’abord une bonne organisation, et cela commence par la structuration c’est-à-dire sortir de l’informel pour aller vers le formel, mettre en place une organisation qui puisse permettre d’atteindre les objectifs de la base au sommet, il y a également un réel travail de sensibilisation qui vous incombe vous les médias, et aussi la participation de tous ceux qui aiment le football au développement du projet. A partir de là l’osmose se fera tout seul.

Une telle initiative peut-elle avoir un impact sur la professionnalisation de notre football ?

Un très grand impact, c’est dommage que ceux qui organisent notre football oublient ou négligent cet aspect car le football est un sport populaire et la mobilisation des supporters permet de monter d’un cran dans la vulgarisation du sport, dans l’engouement des rencontres, avec un impact important sur le plan financier notamment la billetterie et le sponsoring. Un match qui se joue avec des gradins vides n’est pas le même que lorsque les gradins sont pleins.

Par Sylvain KWAMBI

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