Mercato : La Turquie, destination tendance des joueurs africains

Depuis le début du marché des transferts, de nombreux joueurs africains ont décidé de prendre la destination de la Turquie. La Süper Lig attirait déjà 35 joueurs africains en 2014. La saison suivante, le chiffre était passé à 51. Pour 2016-2017, le contingent de joueurs africains devrait en toute logique être encore supérieur.

Cauchemar de Barcelone ces dernières années, Carlos Kameni s’est s’engagé pour deux ans avec le Fenerbahçe. Ancien gardien de l’Espanyol Barcelone entre 2004 à 2011 et de Málaga depuis 2012, celui qui a été formé au Havre quitte donc la Liga alors qu’il venait de réaliser une bonne saison (35 titularisations). L’international camerounais aura gagné une Coupe du Roi en 2006 en Espagne, où il a aussi atteint la finale de Ligue Europa la saison suivante.

Après une saison décevante avec seulement quatre buts dans le championnat turc avec Fenerbahçe, le Nigérian Emmanuel Emenike change d’air et s’est engagé avec l’Olympiakos pour deux années. Si l’ancien champion d’Afrique quitte la Turquie, ils sont pourtant nombreux à faire le voyage inverse. Alors que le marché des transferts est loin d’être terminé, le championnat turc, jusque-là réservé aux vétérans à la recherche d’un dernier défi, fait le déjà le plein de joueurs africains confirmés ou en devenir.

Didier Drogba avait annoncé la couleur

Comme par exemple le Ghanéen Asamoah Gyan qui ne restera pas au Shanghai SIPG et qui a signé avec Kayserispor après cinq années d’exil en dehors de l’Europe pour le meilleur buteur de l’histoire des Black Stars. Ou encore le Congolais Fabrice Nsakala, milieu de terrain de 26 ans, qui poursuit l’aventure avec Alanyaspor.

En 2013, durant la CAN en Afrique du Sud, Didier Drogba annonçait son arrivée à Galatasaray qui jouait la Ligue des Champions. Histoire de mieux se préparer en vue du Mondial au Brésil, il quittait la Chine. Il retrouvait surtout un niveau plus élevé et des ambiances folles dans le stade du géant stambouliote. Depuis, le pays doté de taux d’imposition assez bas – les joueurs ne sont imposés qu’à 15% de leurs revenus annuels – a connu une amélioration des résultats de ses clubs. Sans compter les droits TV toujours en hausse (362 millions d’euros en 2015).

Au fur et à mesure, les joueurs africains ont commencé à peser en Turquie. Lors de la saison 2014/2015, le Sénégalais de Fenerbahçe, Moussa Sow, et le Marocain de Sivasspor, Aatif Chahechouhe, figuraient dans l’équipe-type de la phase aller du championnat. Alors que il y a une dizaine d’années, ils n’étaient que neuf joueurs étrangers à fouler les pelouses de Süper Lig, ils sont désormais plusieurs centaines !

« Les supporters turcs font partie des meilleurs au monde »

L’international camerounais Aurélien Chedjou, arrivé en 2013 en Turquie et qui vient d’être transféré de Galatasaray à l’Istanbul Basaksehir est très admiratif de l’ambiance dans les stades. « Pour moi, les supporters turcs font partie des meilleurs au monde. Et c’est pareil pour les petits clubs. Les stades sont toujours remplis », raconte l’ancien joueur de Lille sur le site Football Stories. Le Sénégalais Demba Ba avait un jour écrit sur son compte Twitter : « meilleurs supporters au monde », pour parler des tribunes du Besiktas.

Samuel Eto’o a pour sa part terminé à la 3e marche de notre podium des meilleurs buteurs africains avec 17 réalisations avec Antalyaspor. Après six mois sans club et une Coupe d’Afrique des Nations disputée avec le Togo, Emmanuel Adebayor a retrouvé un point de chute l’hiver dernier en Turquie à l’Istanbul Basaksehir.

La liste est désormais longue. Younès Belhanda, Nabil Dirar, Carlos Kameni, sont quelques-uns des nouveaux joueurs africains à en faire partie.

Par la rédaction avec Rfi

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