Coupe des Confédérations : Cinq bonnes raisons de suivre la compétition

Méconnue, contestée, laissée pour compte, la Coupe des Confédérations ne suscite guère d’enthousiasme. A la veille du match d’ouverture de l’édition 2017 entre la Russie et la Nouvelle-Zélande, samedi (18h00), nous avons quand même trouvé cinq bonnes raisons de ne rien rater de cette compétition mettant aux prises les six champions continentaux et le champion du monde en titre.

Parce qu’il y a beaucoup de buts

Les années impaires, les premières semaines de l’été sont un véritable supplice pour les amateurs de foot, privés de Coupe du monde et d’Euro. Heureusement, il y a la Coupe des confédérations : un mini-Mondial bien moins prestigieux, fervent et excitant, mais avec huit équipes qui jouent au ballon. Et qui ne le font pas si mal : en 2005, la finale entre le Brésil et l’Argentine avait accouché d’un match spectaculaire (4-1). Quatre ans plus tard, ce sont les Etats-Unis qui avaient créé la sensation en dominant l’Espagne, et en menant 2-0 face au Brésil en finale avant de se faire renverser. La Coupe des Confédérations est bien plus prolifique que sa grande sœur : la moyenne de l’édition 2013 était de 4,25 buts, quand celle du Mondial, un an plus tard, n’était que de 2,67 buts par match.

Parce qu’il s’agit d’un bon test pour la Russie

La Coupe des Confédérations fera figure de répétition générale pour la Russie, un an avant le Mondial 2018. Le stade Krestovski de Saint-Pétersbourg va être particulièrement scruté : malgré un budget largement dépassé (plus de 672 M€ dont une grande partie aurait été détournée), cette nouvelle enceinte a connu plusieurs soucis depuis sa livraison fin 2016, concernant notamment l’étanchéité du toit et l’état de la pelouse, changée à la hâte il y a deux semaines. L’autre problème qui inquiète la Fifa est le hooliganisme, domaine dans lequel la Russie s’était illustrée à l’Euro 2016. La mauvaise réputation des fans locaux, conjuguée au contexte géopolitique, a refroidi les visiteurs : mi-avril, seuls 200 000 billets avaient trouvé preneurs sur les 700 000 mis à la vente. Conséquence : certains stades sonneront creux.

Parce qu’il y aura sans doute un vainqueur inédit

Pour la première fois depuis un succès de la France face au Cameroun en 2003 (1-0), le vainqueur de la Coupe des Confédérations ne sera pas le Brésil. Triples champions en titre (2005, 2009, 2013), les Auriverde ne sont pas qualifiés. Il y aura donc sans doute un nouveau nom au palmarès, à moins que le Mexique – seule sélection présente en Russie à avoir déjà remporté la compétition – ne crée la surprise. Il s’agirait d’ailleurs du deuxième sacre pour le capitaine Rafael Marquez, 38 ans, déjà au rendez-vous en 1999 ! Mais les favoris restent le Chili, le Portugal et l’Allemagne. Il faut cependant prendre compte la malédiction qui veut qu’aucune équipe détentrice de la Coupe des confédérations ne soit sacrée championne du monde l’année d’après.

Parce que Cristiano Ronaldo peut remporter un nouveau titre

Ronaldo, déjà nanti d’un titre de champion d’Espagne et d’un autre de champion d’Europe cette saison, est toujours disponible pour le Portugal, comme il l’a montré vendredi face à la Lettonie (3-0) en marquant un doublé. Fernando Santos n’a pas souhaité le laisser souffler et CR7 sera en Russie pour tenter de décrocher son deuxième titre en sélection, après l’Euro 2016. La Seleçao semble encore mieux armée que l’an dernier : le néo-Citizen Bernardo Silva, auteur d’une saison sublime à Monaco, apportera de la qualité technique au milieu tandis que André Silva, buteur à 21 reprises avec Porto, sera autrement plus redoutable qu’Eder, non sélectionné. La logique voudrait que le Portugal termine premier de son groupe, avant d’affronter le Chili en demi-finale, puis l’Allemagne en finale.

Parce que la Mannschaft va encore nous éblouir

Contrairement aux Portugais et aux Chiliens qui se présentent avec leur équipe-type, l’Allemagne de Joachim Löw a préféré envoyer une délégation rajeunie et privée de nombreux cadres : pas de Mesut Özil, Mario Gomez ou encore Sami Khedira. «Ceux qui ont déjà prouvé leur aptitude à jouer de grands tournois ont droit à une pause. Trois tournois en trois ans, c’est limite», a expliqué Löw, pointant «les grands risques de blessures». Mais même avec une équipe B, le champion du monde a des arguments à faire valoir. Encore peu connus du grand public, Marvin Plattenhardt, Kerem Demirbay, Amin Younes ou encore Timo Werner pourront profiter de ce tournoi pour gagner leur place dans le groupe et se forger une expérience internationale. Et, accessoirement, sauront régaler nos yeux privés de football depuis déjà trop longtemps.

 

 

 

 

 

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