CAN 2017 : Dix (bonnes) raisons de suivre la compétition

Précédée de quelques interrogations, en raison d’un contexte politico-social tendu depuis la présidentielle de fin août dernier, la Coupe d’Afrique des Nations qui s’ouvre samedi au Gabon reste un tournoi intéressant à bien des égards. Voici pourquoi.

Le succès d’un tournoi international tient souvent à la présence de grands noms. A cet égard, Gabon 2017 sera bien pourvu en vedettes. Même si Sofiane Boufal et Gervinho ne sont pas au rendez-vous, blessures obligent, les grands talents africains seront là, de Riyad Mahrez, le tout récent meilleur joueur continental récompensé par la CAF, à Pierre-Emerick Aubameyang en passant par Sadio Mané, Wahbi Khazri et Mohamed Salah. L’assurance, a minima, de voir de jolis gestes.

On attendra également de savoir si Hervé Renard, à la tête du Maroc – sacré en 2012 avec la Zambie puis en 2015 avec la Côte d’Ivoire – pourra accomplir la passe de trois avec une troisième nation différente. Le fluide du Français et sa parfaite connaissance du tournoi africain suffiront-elles pour remporter le tournoi ? Autre inconnue, le cas de Sheyi Emmanuel Adebayor. Sans club depuis l’été dernier, le capitaine des Eperviers sera forcément scruté par les observateurs. L’ancien joueur du Real et d’Arsenal a beaucoup travaillé pour être prêt physiquement. En forme, il sera forcément l’une des grandes attractions.

Le retour de l’Egypte, l’ambition de l’Algérie, le nouveau record de Claude Le Roy
L’Egypte, septuple vainqueur de la CAN, est de retour après avoir manqué les trois dernières éditions. Comme de coutume, les Pharaons débarquent avec une seule ambition : la victoire finale. Ils en ont les moyens, tactiquement et techniquement. Autre question en suspens, l’Algérie. Ses dernières prestations ont forcément inquiété, au plan défensif notamment, un secteur qui pose problème. Le nouveau coach, le Belge Leekens, a écarté Sofiane Feghouli et surtout le capitaine Carl Medjani. Mais l’Algérie demeure un candidat au titre.

Le tournoi vaut aussi par de belles affiches au premier tour. Des exemples ? Algérie-Tunisie le 19 janvier, Algérie-Sénégal (le 23), Côte d’Ivoire-Maroc le 24, Egypte-Ghana le 25 janvier à Port-Gentil. A partir des quarts de finale, les matches couperet seront tout autant d’affiches séduisantes. La CAN 2017, c’est aussi l’assurance de voir Claude Le Roy améliorer son propre record de participations à la CAN. 2017 sera la neuvième, lui qui a débuté son périple lors de la CAN 1986 en Egypte. Vainqueur en 1988, il affiche 35 matches au compteur, dont seize victoires et onze nuls, pour huit défaites seulement.

Guinée-Bissau, première…

Bienvenue aussi aux Djurtus (les Lycaons, ou chiens sauvages) de Baciro Candé et du capitaine Bocundji Ca, un ancien de Nantes et de Reims, qualifiés pour la première fois de leur histoire. Ils disputent samedi le match d’ouverture face aux Panthères du Gabon. Bon retour également aux Cranes (Grues) de l’Ouganda, qui ne s’étaient plus qualifiés depuis 1978. L’Afrique de l’est sera bien représentée avec cette formation méconnue mais talentueuse.

La CAN, c’est l’assurance de voir se révéler de nouveaux talents au plan international. L’édition 2017 n’y échappera pas, de Kessié (CIV) à Khama Billiat (ZIM) en passant par Sobhi (EGY), Bolingi (RDC), Diawara (BUF) mais aussi le gardien camerounais Ondoa. Enfin, et ce n’est pas la moindre des raisons, on attendra une CAN offensive et festive, histoire d’en finir avec la réputation de compétition « au rabais », moins cotée qu’un Euro. Sera-t-elle à la hauteur de l’inoubliable CAN 2008, 99 buts inscrits (moyenne de trois par match) ? Pour cela, il faudra des équipes au jeu délibérément tourné vers l’attaque et donc, des sélectionneurs pas ou peu frileux. C’est pas gagné…

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